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Naples a la fièvre des crèches

Naples a la fièvre des crèches

Reportage en image dans la rue des santons

Dans une rue étroite du vieux centre, la via San Gregorio Armeno, les santonniers napolitains perpétuent une tradition qui a pris son essor au XVIe siècle. Entre dévotion et dérision, ils témoignent d’une vitalité débordante, alliant la gouaille populaire aux raffinements les plus précieux.


Voilà maintenant quelques minutes que vous avancez dans la via Tribunali, cette longue rue étroite qui traverse de part en part le cœur historique de Naples. Du moins, que vous essayez d’avancer, car il s’agit de se frayer un passage entre la vespa qui transporte trois personnes à son bord, ce jeune garçon qui court après son ballon à contresens, le flot des passants, tout en repoussant les invitations du marchand ambulant du trottoir de droite et contournant le linge qui sèche sur le trottoir de gauche. « Scusi ! Attenzione ! Va bene ! » Dans un joyeux brouhaha de klaxon, de cris et de moteur vrombissant, vous arrivez sur la place San Gaetano, ornée d’une belle statue du patron de la ville. Là, prenez la ruelle qui descend sur votre droite, faîtes quelques pas et soyez le bienvenu… au royaume des crèches napolitaines. De chaque côté de cette petite artère, nommée via San Gregorio Armeno, une centaine de boutiques à touche-touche exhibent une armée de santons. « Paaastori, pastori ! », clament les artisans sur le pas de leur porte. Petits et grands, humains, animaux ou végétaux, en papier mâché, en carton-pâte, en faïence, en cire, en terre cuite, dans des vitrines, des cloches ou sur des présentoirs, ces innombrables figurines vous accueillent dans ce monde inattendu où triomphe l’âme baroque de Naples. (…) Marie-Amélie Blin

Retrouvez l’intégralité de cet article dans Codex #09.