Les mass média de la Réforme

Les mass média de la Réforme

Gravure et imprimerie en première ligne

Le message de Luther se répand rapidement dans toute l’Europe grâce à l’édition de ses oeuvres en langue vernaculaire qui connaissent un succès phénoménal. Des peintres et des prédicateurs relaient ces idées auprès de la population illettrée.


« Sans l’imprimerie, apparue quelques décennies plus tôt, la doctrine luthérienne n’aurait sans doute pas connu la fortune qui fut la sienne. Luther a parfaitement su exploiter ce nouveau média qu’il appelait « le dernier et suprême don, par lequel Dieu avance les choses de l’Évangile » et qui lui a permis de faire connaître sa pensée avec une rapidité et une ampleur totalement inédites. Ses « 95 thèses » sont ainsi imprimées à trois reprises avant la fin de l’année 1517, à Nuremberg, à Bâle et Leipzig, sous forme d’affiche ou de livret, en parallèle à une diffusion manuscrite au moyen de copies envoyées à des destinataires choisis. Au début 1518, elles sont traduites du latin à l’allemand, afin d’être plus aisément lisibles par le plus grand nombre. Lues avec avidité par des humanistes tels que Willibald Pirckheimer, Albrecht Dürer, mais aussi Érasme, c’est ce dernier qui les adresse à Thomas More le 5 mars 1518. » […]
Par Hugues Daussy
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