Rome contre l’Action française

Rome contre l’Action française

Histoire d'une condamnation qui vire au traumatisme

Rapidement, le Saint-Siège considère l’Action française comme un dossier sensible. Les papes tolèrent d’abord cette alliance à cause du contexte national puis la condamnation solennelle tombe en 1926. Un coup de tonnerre dans le ciel catholique français.


L’alliance nouée entre l’Action française et une partie du monde catholique au début du XXe siècle fait très vite débat. Les différents protagonistes se tournent vers Rome pour demander ou au contraire prévenir une censure. Le Saint-Siège tantôt s’abstient tantôt agit en pesant les enjeux de fond et les données conjoncturelles avec, à l’arrière-plan, la tendance lourde à une intervention croissante du centre romain dans le catholicisme français. Les mesures décidées par Pie XI en 1926 et 1927 sont confortées par la redécouverte opportune du décret de mise à l’Index des ouvrages de Maurras dont la publication avait été suspendue par Pie X en 1914. Rupture ? Continuité ? L’histoire des condamnations de l’Action française illustre bien les tensions de la politique pontificale à l’époque contemporaine.

Des années 1830 aux années 1950, les interventions directes de la papauté se multiplient en direction de l’Église de France, visée par des documents et des mesures spécifiques, mais aussi par des textes généraux. […]

Par Christian Sorrel, professeur d’histoire contemporaine à Lyon 3

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