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Marie-Madeleine, ce que disent les apocryphes

Marie-Madeleine, ce que disent les apocryphes

Star de cinéma ou maîtresse spirituelle ?

Que racontent les apocryphes de cette Mariham qui suivait Jésus ? Plusieurs textes lui accordent un rôle de premier plan. Ils s’inscrivent dans une perspective mystique et non pas d’abord historique.


Le réalisateur Garth Davis sort ce 28 mars 2018 un film sur Marie-Madeleine en s’appuyant sur des textes apocryphes. En 2003, le Code Da Vinci de Dan Brown avait déjà signalé à l’attention du grand public l’Évangile selon Marie ainsi que l’Évangile selon Philippe. Ces écrits avaient inspiré le romancier américain pour élaborer son intrigue autour d’une révélation fracassante : Marie-Madeleine, tel le saint Graal, ce calice légendaire des légendes médiévales, aurait recueilli en elle le sang de Jésus, c’est-à-dire sa descendance, puisqu’elle était son épouse.

L’idée n’est pas nouvelle. L’Évangile selon Philippe fait explicitement référence à Marie-Madeleine et la présente comme la compagne du Sauveur, tandis que l’Évangile selon Marie l’appelle simplement Mariham, sans plus de précision. Les deux textes témoignent de l’amour particulier que Jésus lui portait. Cependant, leur vision apparaît spirituelle et non pas historicisante, comme celle de Dan Brown.

 

L’Évangile selon Marie est le premier écrit du codex de Berlin 8502 qui en comporte trois autres apparentés à ceux de la Bibliothèque de Nag Hammadi. Cet ensemble de papyrus, conservé au département d’égyptologie des musées nationaux de Berlin, proviendrait d’Achmim, en Égypte, ou de ses environs (…). Par Anne Pasquier, professeur de littérature chrétienne ancienne à la faculté de théologie et de sciences religieuses de Laval (Québec)

Retrouvez l’intégralité de cet article dans le dossier « Les apocryphes » de Codex #07.